20 mars 2013

"Hausu" or "How they invented the LOL Cat way before the internet"

House 1977

 

HOUSE / HAUSU (ハウス) 

by Nobuhiko Obayashi 1977

 

✚ La première raison qui m'a poussé à regarder Hausu, c'est son poster. Un immense Garfield de l'enfer, la grande classe non? J'ai mes propres rituels quand il s'agit de choisir un nouveau film à regarder: d'abord, trainer sur un des nombreux blogs secrets que je connais et qui regorgent d'informations. J'ai remarqué que plus je viellis, plus j'ai tendance à choisir des films à priori étranges pour nourrir mon cerveau. Il y a une raison toute simple à ça: mon imagination est et a toujours été vaste et hors norme, me poussant à sélectionner des oeuvres qui auraient le pouvoir de me surprendre plus que celles qui sont simplement belles ou bien produites. En fait, peu m'importe que le film soit considéré comme bon tant qu'il m'apporte des élements de surprise intellectuelle. C'est pour ça que j'ai toujours aimé les vieux films d'horreur: pour parvenir à créer un univers, on y trouve des idées et des réalisations techniques et esthétiques incroyables. La dernière étape de ma croisade est d'écrire un article quand je pense que le film visionné est une oeuvre d'art pour une de ces raisons. Le processus est un peu différent avec Hausu. Ce n'est pas une oeuvre d'art, pas vraiment. Ce n'est pas non plus un film. Bienvenue dans l'article le plus étrange que vous lirez jamais.

 

✚ The first reason why I wanted to watch House (Hausu if you're speaking japenglish) was because of its poster. A giant evil Garfield: fucking fabulous, right? I have my own rituals when it comes to picking a new movie to watch: first, I hang out on one of the many blogs I know, waiting for a post to catch my attention. The more I gain age, the more I tend to choose the weirdest movies I can find to fead my brain. There is a reason to it: my imagination is so huge and strange that I need something that could actually surprise me more than something beautiful and/or well done. It doesn't matter if the movie isn't really good, it is for me as long as it has the particularity of creating a reaction or a surprise in my head. This is I think why I love old horror movies so much. It's not even about the blood and suspense but more about the ideas used to implement a unique universe. The last point in my crusade is writing a review when I think the movie is a fucking piece of art for whatever reason. The process is quite different with Hausu. It's not a piece of art, not really. It's not a movie either. Welcome to the weirdest review you'll ever read.

 

Capture d’écran 2013-03-11 à 17

Capture d’écran 2013-03-11 à 16

 

✚ L'histoire est toute simple: Gorgeous, le personnage principal, découvre que son père va finalement se remarier des années après la mort de sa femme. Très choquée, elle décide de partir pour l'été chez sa tante, qu'elle n'a pas vu depuis les funérailles de sa grand mère. Elle emmène avec elle six amies, toutes nommées après une de leur caractériques principales (Melody pour la pianiste, Sweet pour la fille gentille...). Ouais, je sais, on se croirait dans un conte de fées, sauf qu'au lieu des sept nains habituels on se retrouve avec sept filles bruyantes sur les bras. Dès  le moment où elles s'installent dans l'ancienne demeure, les choses deviennent instantanément bizarres et elles commencent à disparaitre une à une... mangées vivantes par la maison. Vous vous demandez sûrement où est la tante dans tout ça? Mmmh, très occupée à rester en vie alors qu'elle est déjà morte constitue un bon début de réponse. Le pouvoir de l'amour, bitches! (vous comprendez plus tard, promis).

✚ Laissez moi vous éclairer un peu sur ce film: ce n'est pas vraiment un film d'horreur à proprement parler. Même si je suis sûre qu'il a fortement inspiré le génial Evil Dead de Sam Raimi, on fait face ici à un nouveau genre en la matière (due en grande partie à l'époque à laquelle il a été tourné, c'est à dire 1977): Le Film d'Horreur Psychédélique... et j'insiste sur le côté psyché de la chose. Vous suivez? Cool.

 

✚ The story is quite simple: Gorgeous, the main character, finds out her dad is finally remarrying several years after his wife's death. Very shocked about it, she chooses to run away to her aunt's house even if she hasn't seen her since her grandmother's funeral. She invites six friends of hers on this trip, all named after their main characteristic (Melody for the pianist, Sweet for the simple girl...). It looks like we're stuck in a fairytale, but instead of seven dwarfs, we're dealing with seven noisy girls laughing around. From the moment they arrive on location, things get weird and they start to disappear one after the other... eaten alive by the house. Where is the aunt you'll ask ? Well, it seems that she's busy trying to stay alive even though she's already been dead for years. The power of love, bitches! (you'll understand that one later).

✚ Let me clear this up for you: Housu is not a proper horror movie. Though I'm sure Sam Raimi's "Evil Dead" was inspired by it, what we're facing here is a new genre due to the early years of production (1977) : the Psychedelic Horror Movie... and I do insist on the psychedelic side of it. You got it ? Good.

 

Capture d’écran 2013-03-11 à 16

Capture d’écran 2013-03-11 à 16

 

✚ A partir de là, cet article va se scinder en deux points distincts. J'aimerais vous parler du film en lui-même, bien sûr, mais aussi et surtout de la façon dont on peut essayer de changer la manière dont notre esprit voit et assimile chaque oeuvre à sa disposition. Ca m'est venu en tête en regardant Hausu, sans aucun doute parce que c'est le plus étrange, quasiment énervant, des films que j'ai pu visionner. Je pouvais littéralement m'entendre penser pendant que j'essayais de comprendre le sens des images qui défilaient devant moi. Fait notable, pour la première fois de ma vie, je ne savais plus quoi penser. Normalement, mon cerveau travaille dur et rapidement pour que je puisse, pendant que j'apprécie un film, voir ce que je peux en tirer pour moi-même et ainsi agrandir les limites de mon imagination et de ma créativité. C'est relativement facile pour peu qu'on soit curieux, sachant que chaque oeuvre contient ses propres questions/réponses, avec un chemin tout tracé d'émotions et d'utilisations techniques qu'on a juste à emprunter. Avec Hausu, impossible. C'est comme un mauvais rêve de fumeur de weed: terrible, ridicule, poétique, drôle, plein de couleurs et apparemment sans sens aucun. Je me serais sans doute marrée comme une conne si je l'avais regardé avec des potes mais j'étais toute seule avec mon chat. Ce qui était mieux. Avec d'autres je n'aurais vu que le côté stupide et hilarant du film alors que seule, j'étais bien obligée de lire entre les lignes et de le voir tel quel: un putain de beau film, avec énormément de bonnes idées esthétiques (aussi bien dans le sound design que pour la photographie). C'est ce que je vais essayer de vous montrer avant que vous le voyiez.

 

✚ I would like to start a "read bewteen the lines" article here. The movie is nothing but an excuse to try to change your mind about how you see and assimilate every single piece of entertainement you can find (music, books, cinema...). It crossed my mind when I first watched Hausu, maybe because it's the strangest, close to annoying film I've ever seen. For the first time, I could litteraly hear myself thinking out loud while I was trying to understand the visuals in front of me. Yes, for the first time in my life, I was confused. Usually my brain works pretty hard and fast so I can enjoy a movie (and/or a song, etc...) and in the meantime see what I can use from it. This is how I can push the limits of my creativity and imagination. It is in fact pretty easy when you're curious: every piece of art contains its own question & answer, with a visible path of emotions and technical use you just have to follow while watching/listen etc. With Hausu, you can't. It's like a pot smokers's nightmare: terrible, ridiculous, poetic, funny, full of colors and apparently meaningless. I would have laughed real hard if I was watching it with some friends but I was alone with my cat (which was -I think- better). With others I would have just seen the stupid and funny side of it whereas alone I had to see it for what it was: a fucking beautiful movie, with a lot of good aesthetic ideas (in sound design as well as in the photography). This is what I'll try to show you before you watch it.

  

Capture d’écran 2013-03-11 à 17

Capture d’écran 2013-03-11 à 17

 

✚ Malgré un ton très léger (c'est parfois de la comédie à l'état pur), le sujet de l'histoire est lui, plutôt triste. Presque poétique. Une femme (la tante) attend depuis des années le retour de son amour de la guerre, regardant sa soeur se marier pendant qu'elle est peu à peu oubliée, seule dans sa vieille maison. Elle sombre alors dans la folie et meurt. Enfin, seulement en théorie. En fait, le pouvoir de son amour est si grand qu'il l'aide à rescussiter en tant que fantôme. Depuis lors elle hante sa maison, y attendant le passage de jeunes filles... pour dévorer leurs âmes, et ainsi rester à jamais une jeune mariée. N'oubliez pas qu'on parle ici d'un film japonais. Je ne suis d'ailleurs pas surprise que le premier film à me surprendre autant soit tout sauf occidental.

 La culture japonaise m'a toujours fascinée pour deux raisons: leur façon de tout tourner en dérision mixée avec une foi inébranlable en l'inexplicable. Je m'explique. Dans la trame classique des films d'horreur américains, chaque situation est un problème. Ce problème doit être expliqué et résolu, et même si on y trouve les élements classiques (morts, suspens...), le point principal est la solution trouvée par les héros qui nous amène à un gentil happy end. Pas de place pour le bizarre (sauf dans certains films excellents comme The Thing de Carpenter). Comparées à cette (ennuyeuse) façon de penser occidentale, les histoires japonaises sont assez fabuleuses. Rien n'est étrange. Un fantôme hante ta maison et veut te tuer? Ouais, normal. Le passé laisse des marques sur le présent, et il faut simplement l'accepter si tu veux vivre en paix. Ainsi, les monstres ne sont pas des monstres, juste des élements qui ont leur place dans nos vies... tout comme la mort. Alors pourquoi ne pas plaisanter sur ces choses là?

 

✚ Though the tone of the movie is light (sometimes pure comedy), the subject of the story is quite the opposite. Almost poetic. A woman (the aunt) has been waiting for years for her true love to come back after he had to go to war, watching her sister get married while she's slowly forgotten, alone in her old house. She sinks into madness (who wouldn't have?) and dies. I mean, she only dies in theory. In fact the power of her love helps her to stay alive as a ghost, haunting her house and waiting for unmarried young girls to pass by. Their souls are all she needs to rise again as a young bride... Don't forget that we're actually talking about a japanese movie. I'm not suprised that the first movie to turn my head upside down wasn't occidental at all.

✚ Japanese culture fascinates me for two reasons: first of all, their way of make a mockery of anything mixed with a really strong faith into the unexplainable. The second one is that the past is way more important than the future. Future doesn't have a place in their fairytales. Let me clear this out. In regular american horror movies, every situation is a problem. This problem needs to be explained and solved, despite death and suspense, the most important point is that heroes will always find a solution which will lead to an happy ending. No place for the bizarre (except in some brilliant movies like The Thing de Carpenter). Compared to that (boring) occidental way of thinking, japanese stories are quite amazing. Nothing's strange. You have a ghost in your house trying to kill you? Well, it's pure routine. The past can leave some marks on the present, and you have to understand them, then accept them if you wanna live in peace. Monsters are not monsters, they have their place in our lives as well as death. That's all. So why not joke about it ?

 

Capture d’écran 2013-03-11 à 17

Capture d’écran 2013-03-11 à 17

 

✚ Si la narration tragi-comique laisse parfois à désirer (ce qui en fait quand même un bon film pour rigoler de manière spasmodique comme un gros phoque), ce n'est pourtant pas d'une importance capitale. L'univers ici est bien plus intéressant que le parti pris choisi pour mettre en scène les évènements du film. Même si ce côté comique peut se révèler passablement agaçant, on peut y trouver son compte en décidant de ne pas le prendre au sérieux. Attendez, il faut quand même préciser que ce film a inventé le LOL CAT plus de 10 ans avant internet, donc merde, respect. Oui, il y a un chat avec des yeux lasers. Je dois m'incliner. 

✚ Lorsqu'on on se penche du côté purement technique du film, on se prend une jolie claque esthétique, et c'est là tout l'intérêt que je porte pour ce film. Ne me dites pas que vous n'êtes pas tout émoustillés par les screens que j'ai pris et postés (il ne faut pas mentir, ça fait pourrir le zizi). Oui, Hausu est beau. Avec certainement aussi peu de moyens qu'un film produit en Serbie par l'Assiociation Unie des Fermiers Libres, Nobuhiko Obayashi arrive pourtant à nous offrir une esthétique digne d'un Blanche Neige et les Sept Nains produit par un cerveau génialement malade et gothique. Peinture sur pellicule, découpages et collages d'images, superpositions ne sont que quelques fragments de ce qu'on peut y découvrir. Une vraie pépite pour qui rêve de produire un jour des clips hors du commun.

✚ Mais le point le plus scotchant reste sans doute le traitement du son. L'Exorciste et Suspiria mis à part, c'est la première fois que je tombe sur un sound design aussi déroutant. Il est une histoire dans l'histoire à lui tout seul, et créé le maigre suspens qu'on est en devoir d'attendre d'un film d'horreur, qu'il soit marrant ou pas. Allons-y carrément, les sons sont ici le côté sérieux et noir du film. Une superposition constante de bruits se fait entendre tout au long du visionnage, intelligemment dosée et apportant des indices sur ce qui hante la maison, et pourquoi. Bandes de voix passées à l'envers, tic-tac d'horloges, murmures, rires lointains, distortions de bruits du quotidiens, tout ça sans relâche jusqu'à la conclusion. Tout la subtilité du film réside là.

 

✚ The fact that the tragi-comedy tone of the movie might be annoying isn't important. The whole world of Hausu is way more than that. The key is not to take it seriously. Wait, do you know that this movie invented the LOL CAT ten years before the internet? Yes, it did, with the eye-lasers cat. Respect.

✚ Let's move on to the technical side of the film. It sure is like a slap in the face. Don't tell me you're not excited in front of your computer while looking at the screenshots I took (don't lie, it makes your wee-wee rot). Yes, Hausu is beautiful. With certainly as many funds as a Serbian movie produced by the United Free Farmers Association, Nobuhiko Obayashi still offers us an aesthetic worthy of a White Snow, except that the production was left with a sick and dark brain. Roll paintings, cuttings and montages, superimpositions and much more are used here. A real gem if you're planning to shoot some videoclips one day.

✚ What's absolutely fabulous (more than the eye-lasers cat) is the sound design. The Exorcist and Suspiria put aside, it's without a doubt the most disconcerting sound experience I've ever lived. It is like a story within the story, creating all the suspense and developing an uneased sensation all along. Let's say it: the sounds are the dark side of the movie. The constant superimposition of sounds brings us some clues about what's going on and why. Voices played backwards, clocks' tick-tock, whispers, weird laughs, distortions of everyday life noises, all of that, on and on, until the end. All the movie's subtlety is found in here.

 

Capture d’écran 2013-03-11 à 17

Capture d’écran 2013-03-11 à 17

 

✚ J'ai choisi de vous parler de Hausu pour toutes ces raisons, mais aussi avant tout parce qu'il constituait la meilleure leçon de choses possible pour démontrer combien il est dommage de passer à côté d'enrichissements intellectuels juste par préjugé ou manque d'ouverture d'esprit. Nous ne nous en rendons sans doute plus compte, mais nous consommons tous des films dans les limites de nos catégories sociales et intellectuelles, sans chercher souvent à nous enrichir dans des domaines que nous ne maîtrisons pas ou que nous pensons, de prime abord, pas faits pour nous. Cette façon de prendre sa culture trop au sérieux est quelque peu triste quand on y songe bien. Parfois, je trouve ça bon de se parodier soi-même, tout comme Hausu ou de nombreuses autres oeuvres ont essayé de le faire avant nous. On y trouve souvent des trésors, qui, si on n'avait tenté l'aventure hors des sentiers battus, seraient restés en sommeil comme la tante dans sa vieille maison. Au pire, on peut toujours bien rire. Pas vrai?

 

✚ I chose to write a review about Hausu for all these reasons, but above all because it proves you how shameful it is to miss out on some good intellectual enrichment because of prejudice and/or lack of open-mindedness. We may not realize it but we all consume movies within the limits of our social and intellectual status. This way of being so serious about culture is truly sad when you think about it. It is sometimes good to parody ourselves just like Hausu or many other movies try to. It's the only way of finding treasures which would have stayed unknown forever without our curiosity, just like the aunt in her old house. And if the movie is shit, you'll still have a good laugh. Right?

 

Capture d’écran 2013-03-11 à 17

Capture d’écran 2013-03-11 à 17

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17 mars 2013

CAN I TOUCH YOUR EYEBALLS ?

 CAN I TOUCH YOUR EYEBALLS ? 

playlist by Lovanimatic / photos by Chris & Lou

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 THE UNDERGROUND YOUTH - Before Night Falls 
(2012 / Fuzz Club Records)

I was in love for more than 8 years with a little boy called Damien. It wasn't really shared love, it just happenned to be my first deep crush and remained like this for years. We played video games together and pretented to be soldiers in the jungle (in my garden). I remember one night when I was 8 we were in our bed with him and my brother when we suddenly had this very good idea of eating flour with sugar (wait, what? yes, flour with sugar). We woke up, stole the flour and after a while started a huge fight, dropping it everywhere in the room. When we finally heard my mother on her way to punish us, we just used a giant teddy bear to hide the damage and faked sleep. My mum was so cool she actually laughed a lot when she saw us pretenting to be little sleepy angels with all the mess around. Anyway, I would have died for him. This song is for you, first crush.

 

 THE VIRGIN TONGUES - Six Feet Underground 
(2009 / Unsigned)

If you have one thing to know about me it would be my huge love for boys, porn, erotic stuff and people's sexual habits. I'm kind of a weirdo when conversations come to that point. My laptop is full of old scans from vintage porn magazines (especially the japanese ones, really good). I'm just way too curious about nudity, particularly the erotic power hidden in everyone and how it can transform a person from a regular normal being to a half god or goddess. Beauty isn't about the body, it's about how you use it. Because of this strange habit, I had good experiences, bad ones too, but every single bone of my body is dedicated to one of those moments and they would sing a song like this if they could. You know, between pain and freedom.

 

 GRAY THINGS - I Want it to Live 
(2012 - Make Mine)

 I heard that love at first sight does exist: in fact, it is now proven that it's the only way for your body to fall in love. It takes less than a second for your brain to chose the One as they say and then fill up your body with 5 differents organic chemicals. Boom. Just like cocaine. Of course, when your love isn't shared, it is painful cause your brain won't let you in peace until finally this process is all over. Although the worst part is when your loved one shares something with you and then runs away for whatever reason. This song is dedicated to all the broken people who are dying inside, looking for someone who will never return. 

 

blog1

 

✞ AESOP ROCK - Bent Life (ft. C-Rayz-Waltz)
(2001 - Definitive Jux)

With no alibi love is used as a guide by the civilized
Some see it as the body heat you feel when you close your eyes
That's so much of a lie, you can leave your hair dyed and scorch your roots
As the truth hits your ears begin to cry
"Why Is It Like This!" Why the fuck do I care?
I don't have the answers, or at least the ones you want to hear 

M

 KOMPLETA - Mrs Sheeva 

(2002 - Feedback Records)

The first example I had of "two human beings in love" was, of course, my parents. When I was younger, I was always amazed by how people in love seemed to read each other's mind, like an open book. You know the other one so well that you're no longer irratated with his/her faults, you'll actually just transform them into a private joke your kids won't get (haha). My dad was a wonderful dad, but he sometimes had very violent mood swings (violent because unexpected, he never ever raised a hand to us). That day we were at the table eating diner, when suddenly a huge fight started between my parents. My dad got really angry, screaming and pushing his chair and stuff until he finally saw us looking at him. He immediately stopped, grabbed a sausage in a plate and then hit real hard a music magazine with the head of Maxime Leforestier on the cover (he's an old school french singer), saying "Well, this is because of you Maxime, there, take that!". We finished our diner all laughing our asses out. When you're loving someone, you sure can evolve and become a better person.

 

 VIDEO LISZT - Destroyer Eye 
(1981 - Epic)

Pretty hard to love yourself, huh? I know. My brain is a terrible machine, capable of remembering every single thing it will hear, see or deduct without any feelings involved. It doesn't really care to know if all this data is good or wrong, it will simply stock it and eventually use it (which happened a lot when I wanted to protect myself from the world). Chris says no one will ever know me as I'm surrounded by many psychological traps: if you avoid them, you'll still have to find your way in the maze I conceived a long time ago in order to stay away from others. Although without others I can't truly enjoy myself, and most of the time I feel miserable.  I'm trying to change that but hey, you know, it takes time. It's a battle between my cold brain and my sensitive mind. Strange, ok.

 

 WHOMADEWHO - Running Man (Dave DK Remix) 
(2012 - Kompakt)

 What can I say? These little stories led me to my true love. So love. As much as you can. 

 

 

pips

 

blogm1blogm2 

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16 février 2013

I COULDN'T FIND NO MAN TO LAY ME DOWN

Ok. Ce qui suit nécessite une préparation psychologique et physique, alors on respire un bon coup, on se tâte les parties génitales pour tout mettre en place et on y va... 

OK. You'll need to be well prepared for what comes next. So take a deep breathe, gently grab your genitals and here we go...

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 . FORBIDDEN ZONE .

a movie by Richard Elfman

 

Forbidden Zone, on y rentre comme dans une chambre remplie d'accros à la meth: ou tu en sors direct, ou alors tu te dis "oh allez merde", tu prends ta dose comme tout le monde et tu te fais le bon, gros, l'énorme trip de ta vie. Ne vous attendez donc pas à une comédie musicale, une satire ou un film purement esthétique, c'est certainement un peu de tout ça à la fois mais c'est avant tout un OVNI complet, dur à avaler et joyeux comme un donut, en bref, c'est une réelle expérience que de le regarder de bout en bout. Maintenant que vous êtes tout émoustillés comme moi devant un buffet à volonté, je vous laisse contempler pendant cinq bonnes minutes la photo qui suit, et puis je vous explique.

You'll experience Forbidden Zone as you would experience a walk into a room full of meth-heads: you can choose to immediatly walk away OR you can just say to yourself  "well, whatever", take a massive dose and have the big fat trip of your life. Don't expect a musical, a satire or an aesthetic jewel (even though it's clearly a bit of all that), no, this movie is an UFO above all. Really hard to swallow but full of joy like a donut, it is a real experience to watch it til the end. Now that you are all arouzed (as I can be in front of an all-you-can-eat buffet) I'll let you contemplate the picture below during five minutes before we move on.

 

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(the class teacher is a real badass, I'll give you that) 

☆ 

Pour essayer de vous résumer brièvement l'histoire (parce qu'il y en a une, si si): Huckleberry P. Jones, un héroïnomane et maquereau, décide de quitter sa maison après la découverte d'un mystérieux portail interdimensionnel dans la cave... notons que nous sommes censés être en Californie (ce dont je doute grandement, mais si c'est ça, je veux bien prendre mon billet direct et sans retour). La famille Hercules emménage rapidement, et, parce qu'elle s'emmerde grave en cours, la petite dernière Frenchy décide de passer volontairement ce portail qui conduit vers la Forbidden Zone, où elle rencontrera l'amour de sa vie aka le Roi Nain King Fausto et la cruelle et passionnée femme de ce dernier, Queen Doris. C'est en essayant de la sauver que toute sa famille et ses amis passeront eux-aussi le portail (qui consiste en un immense colon soit dit en passant), au mépris du danger...

Let me try to summarise the story for you (yes, there is a plot): Huckleberry P. Jones, a local pimp and heroin addict, decides to leave his house after the discovery of a strange interdimensional portal in the basement... oh and the action is supposed to take place in California (that, I highly doubt but hey, if it's really the case let me buy my one-way ticket right away). The Hercules family moves in shortly after and soon their daughter Frenchy, bored to death, passes the tunnel which leads to the Forbidden Zone. Here she manages to find the love of her life aka The Midget "King Fausto" and her arch-enemy, Queen Doris. Braving the danger, all her friends and family will go to the Forbidden Zone in order to save her...

 

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(Did I forget to mention? The portal is nothing but a huge colon, sorry) 

 

 

THE CAST 

 

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. KING FAUSTO // Hervé Villechaize .

Fou amoureux de sa femme Doris, King Fausto est pourtant un être lubrique et plutôt courtois qui possède son propre harem (tranquillou quoi). Il finit par succomber aux charmes de Frenchy, puisque tous deux parlent couramment français et en usent et abusent pour se draguer à mort et faire du zizi. Précisons que c'est réellement un nain (bah ouais), et qu'il est très doué en peinture.

Hervé Villechaize ne vous est pas complètement inconnu, il a en effet joué Nick Nack, un méchant avec un nom de merde dans le James Bond L'Homme au Pistolet d'Or! Oh et, lui et Suzan Tyrrell sont vraiment sortis ensemble, mais avaient rompus bien avant le film. Ceci explique cela.

Crazy about with his wife Doris, King Fausto is still a Don Juan with a harem of several beautiful girls (yeah it's good to be king). He'll end up falling in love with Frenchy as they both share a perfect French accent and eventually their bodies. Yes, it's really a midget and he's also the finest painter ever. The actor, Hervé Villechaize, isn't a nobody since he played Nick Nack, a villain with a shitty name in a James Bond (The Man with the Golden Gun!). He was Suzan Tyrrell's boyfriend but they broke up way before the film was shot.

 

queen

. QUEEN DORIS // Susan Tyrrell .

Voilà ce que j'appelle une femme. Non sérieusement, Queen Doris est LE personnage absolu pour tout fan de femme fatale et couillue qui se respecte, c'est à dire moi et tous ceux qui aiment les Russ Meyer (je ferai un article là-dessus plus tard, je ne peux pas dévoiler tout mon amour aussi vite). Doris, c'est la meuf qui a appris à 13 ans qu'elle pouvait se passer des mecs parce qu'aucun d'eux ne la comblaient, et qui à la place a décidé d'être Reine Titulaire de la Sixième Dimension. Son amour pour Fausto est aussi violent que son tour de poitrine, et elle fera tout pour garder sa place. Classe.

Est-ce que j'ai encore besoin de vous présenter Susan Tyrrell ? Si oui, regardez Fat City pour sa performance remarquable. Si non, vous savez qu'elle a joué dans Cry Baby de John Waters, ce qui est bien. Maintenant, vous allez tous lui rendre hommage parce que cette grande dame est morte l'année dernière, et que c'est elle qui a écrit et chanté sa chanson dans Forbidden Zone. Je l'aime.

Now that's what I call a woman! Seriously, Queen Doris is THE absolute character for every femme fatale lover in the world (which means me and all of you who like Russ Meyer's movies). She's the one who understood at the age of 13 that she didn't need no man and instead chose to be the Queen of the Sixth Dimension. Her love for Fausto is as big as her breasts and she'll do whatever she can to keep her position in his heart. 

Do I need to introduce you Susan Tyrrell ? If the answer is yes, then watch Fat City for her breath-taking performance. If not, you do know she played in Cry Baby and I love you. Let's all pay our respects to the lady, who passed away last year and wrote/performed her character's song in Forbidden Zone.

 

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. FRENCHY HERCULES // Marie-Pascale Elfman .

 Que ça soit clair: je suis obligée de défendre le personnage de Frenchy puisque je suis patriote et que je ne laisserai pas les américains faire une blague de plus sur le fait qu'on est des fiottes. On est... je veux dire... bon ok là j'ai l'image des talons de Louis XIV dans la tête, oubliez ça. Frenchy est volontairement agaçante. On a envie de la frapper d'un coup sec sur le crâne, surtout quand elle chante. N'empêche que quand elle dit d'un français parfait et en VO, je cite, - va te faire enculer! - , c'est JOUISSIF. Personne ne devait rien comprendre et moi je ris. Hinhin.

Marie-Pascale Elfman était à l'époque la compagne de Richard Elfman, le réalisateur donc. Dans cette grande famille de surdoués, elle participe activement au film: c'est elle qui imagine et conçoit la majorité des décors sur le plateau, travaillant aux côtés de son mari sur le production en plus de son rôle-star.

Let's be honest: being French myself, I have to defend Frenchy against all of those racist americans and their filthy jokes about how pussies French are. I mean... we did great things like... FORGET ABOUT IT, I only have Louis XIV's high heels in my head right now. Frenchy is clearly annoying. I want to smash her head so hard especially when she's singing. Except that when she says in a fluent french "Go fuck yourself!" ("Va te faire enculer" FYI) it is truly orgasmic. You won't understand a single word and I'll laugh real hard. Revenge.

Marie-Pascale Elfman was the spouse of Richard Elfman. She actively participated in the creation of the expressionistic set at the same time as she was playing the lead role.

 

squeezit

. SQUEEZIT HENDERSON // Matthew Bright .

 Squeezit ou Chicken Boy est certainement mon personnage favori, parce qu'étrangement, c'est le seul ici qui semble avoir des problèmes plutôt "réels" en comparaison de la joyeuse légèreté des autres personnages. Gay refoulé, battus par ses camarades et sa mère, ses seuls amis se trouvent être des poulets (qui ne sont pas d'une grande aide): en gros, c'est un peu le souffre-douleur du film (à savoir, il joue aussi le rôle de sa soeur jumelle René).

Matthew Bright, ancien ami de la famille Elfman, est avant tout scénariste de profession. Il a écrit le script de Forbidden Zone, et colleborera encore avec Richard sur deux films, Modern Vampires et Shruken Heads (je dois ABSOLUMENT voir celui là, des têtes coupées vaudous qui parlent en héros c'est plutôt rare de nos jours). Il tourna également Freeway, un petit chaperon rouge moderne avec une toute jeune Reese Witherspoon et écrit le scénario de Guncrazy, un film deux jeunes en cavale avec Drew Barrymore quand elle était encore sexy comme la mort.

Squeezit aka Chicken Boy is without a doubt my favorite character. It seems that he's the only one to deal with "real" problems compared to the other characters' frivolity. Closet case man who is constantly bullied by his classmates and his mother, his only friends appear to be chickens (not really helpful). He's definitely the punchbag of the story (Matthew also plays the role of his twin sister René).

Matthew Bright, old friends of the Elfman family, is the writer of Forbidden Zone and worked on two other movies with Richard: Modern Vampires and Shrunken Heads (I HAVE to see this one, voodoo shrunken heads for heros are quite rare nowadays). He wrote the script of Freeway, a modern Little Riding Hood with a young Reese Witherspoon and Guncrazy, a movie about two teenagers on the run with a sexy Drew Barrymore.

 

flash

 . FLASH HERCULES // Phil Gordon .

Flash est le frère juif de Frenchy (pourquoi juif? ... bonne question). Il est donc logiquement censé être un des fils de la famille. Bon ok il est carrément beaucoup plus agé que ses parents mais je vous l'ai dit, ne cherchez pas à comprendre. Ce personnage est un peu le running-gag stupide et grossier du film, c'est sans doute pour ça que je l'aime bien. Phil Gordon n'était pas acteur de profession, il a été engagé pour jouer Flash quand le premier acteur choisi pour le rôle a subitement disparu.

Flash is Frenchy's jewish brother (why Jewish? good question). He's theoretically supposed to be one of the sons even if he's way older than his parents (don't ask questions I said). This character is kind of the stupid and rude running gag of the movie, I guess that's why I like him. About Phil Gordon, he wasn't really an actor, he just replaced the first one who was originally hired to play Flash after he disappeared.

 

creepydude 

. JUST A CREEPY OLD FUCK WITH A TRUMPET

 

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 On retrouve au casting :

. Viva (first queen of The Sixth Dimension), a close friend of Andy Warhol and member of the Factory. You can see her in the wonderful Midnight Cowboys (John Shlesinger) and Paris, Texas (Wim Wenders).

. Joe Spinell, the mafioso Willi Cicci in The Godfather (I and II) and the loen shark Tony Gazzo in Rocky (I and II).

. The Kipper Kids, an experimental performance duo influenced by Samuel Becket, Viennise Actionism & English Music Hall.

. Danny Elfman, who plays Satan and wrote the soundtrack of the movie along with his band, the Mystic Knights of the Oingo Boingo.

 

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( Danny Elfman as Satan is pretty hot. Who said that gingers are not sexy? )

 

THE SOUNDTRACK

 

Le point le plus important de ce film est sans aucun doute sa musique. Richard Elfman, avant d'être réalisateur, était avant tout musicien. Il partit à Paris où sa rencontre avec Le Grand Magic Circus l'inspira pour créer avec son frère Danny The Mystic Knights of the Oingo Boingo; un groupe composé de 15 membres qui revisitait sur scène de vieux classiques tout ça habillés en clown et autres créatures.

1. Tous les principaux acteurs étaient membres du groupe (Marie-Pascale, Matthew Bright, Danny & more). Ce film est donc l'histoire d'une bande d'amis talentueux qui décidèrent de transposer leur étrange monde de la scène au cinéma. Danny était en charge de l'écriture musicale pendant que le reste du groupe aidait au financement ou créait costumes et décors.

2. Inutile de dire que leurs performances font toute la beauté de ce film. Exactement comme dans un Walt Disney, on peut croire à la magie de ce monde un peu fou surtout parce que les personnages chantent quand ils devraient parler, et que tout le monde trouve ça normal. Ca donne une sorte de conte pour adultes réussi et troublant. 

3. La principale influence de la BO est essentiellement du vieux jazz et du blues. Dans certaine scènes, Richard va même jusqu'à faire faire volontairement du playback aux acteurs sur du Cab Calloway ou du Josephine Baker! Ils veulent que vous vous amusiez certes, mais sur fond d'excellentes références.

 

The main point of the movie is certainly its music. Richard Elfman, before being a director, was a musician who went to Paris and hanged out with Le Grand Magic Circus. It inspired him to create a band with his brother Danny, The Mystic Knights of the Oingo Boingo, which included 15 people on stage performing classics of the 20's while dressed as clowns or other creatures.

1. All of the lead roles were also and above all band members of the The Mystic Knights of the Oingo Boingo. Richard himself, his wife Marie-Pascale, Matthew Bright (bass player) and of course his brother Danny. The movie is all about close and talented friends who decided to transpose their own world from stage to theater. While Richard was filming, Danny took care of the soundtrack and the rest of the band helped finding fund or created costumes.

2. No need to say that those performances are more than half of the movie's awesomeness. Exactly as in a Disney movie, you can believe to this magical world first and foremost because of everyone's singing when they should be speaking. The result is a perfect fairytale for adults.

3. The big influence for the soundtrack was old jazz and blues classics. In some scenes, characters even lip synch to old records (Cab Calloway, Josephine Baker...)! They want you to have fun for sure, but you'll learn your classics as well.

  

 

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( The Princess is always half-naked, the best way for sure to electrocute someone )

 

WHY YOU SHOULD WATCH IT

 

Interdit de diffusion peu après sa sortie en salle car jugé antisémite, raciste et pornographique, Forbidden Zone est pourtant tout sauf provoquant. Il ne fait que survoler avec humour tous les différents écarts types qu'on peut trouver dans une société, sans qu'on puisse pour autant y déceler une véritable critique. S'y mélangent pêle-mêle la traite des esclaves, les conditions humiliantes et ridicules du travail en usine, discrimination des gays, le système éducatif déplorable, les idées reçues sur différentes communauté (noirs, juifs...), la concupiscence des hommes, la maltraitance, la cruauté gratuite, l'absurdité de la religion et l'abus de pouvoir. Pourtant, nous sommes ici dans une optique de montrer, pas de polémiquer. Car la principale caractéristique du film, celui qui mène la danse, est avant tout l'humour. On se moque gentiment de tout ça en le mettant en scène de façon grinçante et décalée, et on rajoute par dessus de constants bruits de pets afin de souligner le ridicule de la situation et de pousser le spectateur à se laisser aller. Pour nous faire passer nous aussi de l'autre côté du monde, celui d'un conte pour adultes sans aucune culpabilité !

Dernière chose: ce film est beau. Visuellement, un travail de fou a été accompli, ce qui case le film dans le genre New Wave, genre aussi rare que précieux. Que vous soyiez sensibles ou non à l'humour et au petit côté Rocky Horror Picture Show versus Desperate Living, vous ne pourrez qu'apprécier la performance graphique que constituent l'animation, les effets spéciaux (d'époque hein, rien de très fancy à la Cloverfield) et les décors. Un bijou. A noter que vous aurez le choix entre la version originale en noir et blanc, ou la colorisée de 2008. Que les puristes se calment, Richard avait initialement prévu de sortir ce dernier en couleur, mais par manque d'argent, seule la version noir et blanc fut retenue. 

. Bref, vous savez quoi faire. KIFFEZ BIEN MES AMOURS, BISOU  .

 

The film was given limited distribution during its initial theatrical release. Richard was accused of racism, use of pornography and even anti-semitism. Forbidden Zone isn't really provocative though. Sure, you'll find pell-mell slave trade, rude work conditions in factory, poor educative system, prejudices against black or jewish communities, absurdity of religion, gratuitous cruelty and power abuse. Despite this list Forbidden Zone only shows us with humour all the injustices one can find in a society without making a real judgment or involving you in a controversy. The stageplay gently mocks our weaknesses using constant fart sounds and funny turns of events so that we're able to let ourselves go and jump into a new world. A fairytale for adults where we can finally do nothing but laugh without guilt !

One last thing: this movie is beautiful. A crazy amount of work must have been spent here. Whether or not you appreciate the "Rocky Horror Picture Show versus Desperate Living" side of the movie, you will have nothing but admiration for the animation, special effects and sets. A real gem. 

. Well, you know what to do. ENJOY SWEETIES, BISOU  . 

 

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( all I can say about this picture is "Don't smoke or bad things will happen to you" )

11 février 2013

YOU MEAN LIKE FOREVER EVER

underyourspell

 

underyourspell2

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Hi again, captain!

 

Premier essai de montage vidéo entre deux films d'horreurs (ne regardez JAMAIS Superstition, vous êtes prévenus), me voilà 4h après et 18 clopes plus tard à fond la forme devant mon écran, à découvrir les joies du cut et des plans et à me droguer jusqu'à overdose de ce remix parfait pour les jours de gnougnou-pluie-bordel-dimanche. Globalement, un jour où on ressemble à ça:

 

Photo du 06-12-12 à 14

(je tiens à préciser que ce chat n'est pas mon chat, il s'appelle Lucy et est maintenant en Pologne, cruellement enlevé dans la nuit par son maître)

 

Mon deuxième essai s'apparente plus à un coup de génie de mon cerveau pourtant relativement gogole: il a juste crié MAIS OUUUUI pendant que je regardais un nanar légendairement cool italien, et c'est seulement 5h après que j'ai réalisé que j'étais entrain de hurler sur Final Cut Pro parce qu'il refusait d'exporter ma vidéo de 7Go et que j'avais donc, oui oui, édité une nouvelle vidéo. Celle-ci me tient particulièrement à coeur pour deux raisons:

1/ le morceau original est de Mr Rebotini, notre fierté nationale moustachue de l'électro (si tu ne le connais pas prends tout de suite un air important pour te donner une contenance et file en scred sur Youtube te refaire une culture) 2/ le remix est fait par un groupe que je kiffe, Trésors, et qui boit du whisky plus vite que son ombre. En bref, il n'y avait plus qu'à. 

 

 

Je voulais aussi vous dire... j'ai bien l'intention de reprendre ce blog comme il se doit (ouais j'ai pas dit prendre en main, je sentais venir la blague vaseuse), ne serait-ce qu'en l'honneur de tous les lecteurs que j'ai pu avoir auparavant, dans un autre espace-temps que je chérissais. Et puis parce que franchement, me voir habillée dans mon salon comme Lana Del Ray en chaussettes je sais que ça vous excite un peu.

 

Photo du 25-08-12 à 23  

(si Lana Del Ray pouvait chanter, elle dirait sûrement un truc comme it's you it's you it's all tak tak ma chatte cousin)

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23 avril 2012

STILL ALIVE

allthethings

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25 novembre 2011

ALL OF THEM, WITCHES.

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test4_blog

test3_blog

witches3

allofvblog

crushblogcrushblog2

witches2

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23 novembre 2011

La fortuitude de tes fortuités est plus fortuitante que fortuite.

 

texas-plate-large

" TO BE OR NOT TO BE, IT IS VERY FORTUiT "

- Plutôt que de ne rien faire de la journée, pourquoi donc ne pas massacrer une chanson champêtre?

 

Mis à part le carnage de cet après-midi dont la Compagnie des Bas-Fonds du Texas se targue d'être l'heureux propriétaire (vous pouvez nous louer pour des mariages et bar-mitzvas mais seulement si nous sommes bourrés dès 15h), il n'y a quand même rien de tel que pouvoir poster en statut "J'AIME LE CACA BIO" sur le Facebook d'un ami malencontreusement connecté, de boire du thé trop fort et de reprendre (mal) des standards qui ont nourri notre jeunesse. Les potes c'est la vie. D'ailleurs je viens de regarder pour la première fois le clip de Ladytron dans lequel petite Pia a joué. Malgré l'épopée infernale que fut apparemment le tournage, j'ai bandé gros comme ça en la voyant. Le marin émoustillant, c'est elle  pas elle, elle porte une moustache. La classe à Dallas les amis.


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21 novembre 2011

SORTILEGES


 expovoodoo4

W-E-I-R-D .FUCKIN- D-A-Y


Long time no see.

En attendant de pouvoir expliquer aussi bien que le ferait Caruso des Experts l'étrange absence de leurs propriétaires sur le blog (les pubs merdiques sur canalblog étant considérées comme une des bonnes excuses), quelques bouts. fragments. dessins. de mon carnet de bord, centré ici sur deux expos majeures qui m'ont traumatisée fortement: Claude Cahun et Voodoo. Tout ça avec LA chanson ramenée d'un bar de Berlin comme un trésor par Chris et qui tourne dans mon crâne de cow-boy troué à la manque (elle est en dessous, écoute petit insolent et kiffe ta race). Il est 8h du mat', j'ai comme l'impression qu'un croissant géant va venir m'agresser sexuellement sous peu, des gens partent travailler en toute innocence, le chat s'en fout. La routine.  


expovoodoo1


(some pictures / drawings from my diary and The Russian Criminal Tattoo book

featuring. Claude Cahun Exhibition / Voodoo Exhibition in Paris )

bruce springsteen - I'm on fire (cousin cole's bad desire remix)


 

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expo2

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expocahun3

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 expoduh

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20 novembre 2011

DeadGirl

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 Pendant que je vous laisse méditer sur la façon dont j'ai pu enfermer mon mec et son pote dans le couloir pendant que je dormais au chaud dans le lit (indice: alcool), je vais tranquillement écrire un article sur un film dégueulasse. J'ai pensé que de la nécrophilie passerait mieux avec une petite devinette. Bon. Ca aurait pu s'appeler  ON FOURRE DU ZOMBIE DANS UNE CAVE  mais le titre est bien plus sobre que les recoins louches de mon esprit:  Deadgirl , de Marcel Sarmiento et Gadi Harel. Comment avais-je loupé cette petite merveille il y a quelques années? Facile, il n'est jamais sorti en salle outre deux cinémas parisiens au bord de la faillite. Bref. Laissons place au crade.

 While I let you imagine how my boyfriend & his mate got stuck in the corridor while I was comfortably sleeping (tip: alcohol), I've decided to review a horrible movie, a movie that deals with... necrophilia. This movie could have been named  "LET'S HUMP A ZOMBIE IN A BASEMENT" , the title, in reality, is much more clean that the corners of my mind: DeadGirl, directed by Marcel Scarmiento and Gadi Harel. How did I miss this wonderful treasure some years ago? Ok the anser is simple: the movie never officially came out in parisian cinemas. Anyway, let's switch to the details.

 

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Deadgirl  commence dans une petite ville paumée des USA, où les ados font ce qu'ils savent faire de mieux en cas de pénurie de cool: zoner et boire de la mauvaise bière en espérant pouvoir faire du sexe avant leur 25 ans (arrête, toi aussi tu l'as fait). Portés par Shiloh Fernandez (pressenti pour le rôle du vampire étincelant dans Twilight et battu par Robert Pattinson) et un génial Noah Segan, les personnages principaux se retrouvent plus ou moins "enfermés" dans un bunker où ils découvrent... un cadavre. Qui bouge. Là où ça devient intéressant, c'est la façon dont le scénariste Trent Haaga et les réa te retournent le bon vieux genre du film de zombie en un huit-clos où la créature est l'homme et le monstre, le vecteur. Etant moi-même une grande fan de gore/ horreur / films de série Z, ce que j'ai toujours apprécié dans le genre zombie est qu'à la différence de beaucoup d'autres, c'est une catégorie qui vise autant à divertir en effrayant qu'à faire rire jaune (voire noir) par une ironique et tranchante satyre du monde d'aujourd'hui. Oui, les films de zombie ont quelque chose d'immensément politique(ment incorrect). Instauré par Romero, perpétué par Danny Boyle & co, la critique est corrosive, nous accablant de mener le monde et l'humain à leur perte via la sur-manipulation et la sur-consommation. Ici, la question s'inverse. Que se passe t-il quand la provenance du monstre n'a que peu d'importance et d'incidence, et qu'il se retrouve à la merci d'une poignée d'êtres humains?

Le fait est que Marcel & Gadi ont doublement tapé dans le renversement des rôles en faisant intervenir comme protagonistes principaux de cette histoire des adolescents. Fascinés et façonnables, sans notions précises de bien ou de mal, ils en viennent ainsi en même temps qu'eux à nous faire douter puis basculer. A la manière d'un Sa Majesté des Mouches pour la référence littéraire et d'un Tempête à la Jamaïque pour celle du cinéma, l'utilisation d'enfants ou d'adolescents, censés représenter la pureté ou nous inspirer un fort sentiment de compassion (ce n'est pas vraiment de leur faute), joue avec notre corde sensible et nous retourne comme un steak quand les choses vont définitevement trop loin. On pardonne et toujours plus, jusqu'à ce que l'horreur soit trop grande et qu'on nous ai déjà poussé, sans que l'on ne s'en rende compte, au delà de nos limites d'acceptation. Puis la brèche craque.


Dead Girl starts off in an unknown & small US town where the teens know exactly what to do when there's actually nothing to be done: hang around and drink some cheap beer, hoping they'll have sex before they hit 25 (come on, you've done it too). Led by Shiloh Fernandez and the terrific Noah Segan, the first scenes of Deadgirl make them plunge in an old bunker where they discover a female corpse. That moves. That's where the interesting part comes up: the way the script Trent Haaga and the directors change the rules and make a zombie movie behind closed doors, a movie where the monster is the human being and the zombie the vector of its cruelty. Being a fan of gore / horror / Z movies, I've always appreciated how they entertain and frighten while sometimes making you laugh (a forced laugh). Yes, zombie movies have a huge political and satirical side to them. Created by Romero, perpetuated by Danny Boyle & Co, their review of society is corrosive, blaming us for mankind's manipulation, over-consumption and decline. In the case of DeadGirl, the problem is reversed. What happens when the zombie is alone, isolated and only a handful of teens discovers it? The fact is that Marcel and Gadi have done well in choosing teenagers. Easily moulded and fascinated, and without any real distinction between good or evil, in one hand they represent purity and inspire us a strong feeling of compassion, on the other hand, they have no limits and when things go too far, our minds just explode in ten thousand pieces. We have a tendancy to forgive them more and more until the horror is complete. Without realizing it, their actions push us beyond our limit. 


trunk

 

. Avertissement sensible et sensé pour attirer le regard de ceux qui l'ont oublié sur la jeunesse et ses affres, ce film (censuré d'ailleurs sur tout le territoire américain) est un beau rappel au monde de ce qu'est réellement l'énergie adolescente, ces êtres capables de prendre leur propres décisions mais sans arriver à ne pas y mélanger sentiments bruts et raison pure. Les deux s'entremêlent en pulsions violentes, ébauches d'amour, d'égoïsme animal, de désir de mort et éludent les questions au profit de réponses entières et auto-destructrices. L'adolescence est une matrice complexe et puissante dont on aurait perdu le mode d'emploi, s'il y en a jamais eu un... Alors, quand par un miracle ténébreux les rôles s'inversent dans cette jungle tissée de gagnants et de perdants que les adultes ne contrôlent pas, la prise de pouvoir est terrible et sans appel. Et là où s'en prend plein la tête, c'est qu'eux font sans complexe ce que nous, adultes, ne nous autoriserions jamais à faire voire même, à penser. Ils assument pour nous. N'est-ce-pas?


Deadgirl is not just a zombie movie, it analyzes in an intelligent and subtle way the teenage angst and torments. It reminds us what kind of energy they have and that they're capable of making their own choices, even if they can't avoid mixing reason and feelings, instincts and brutality. Both of them intertwine in violent impulse, dawns of love, selfishness and murder feelings. Those kids reject the questions and choose self destruction instead, in order to recreate the kingdom of their childhood with the rules of the adulthood. Oh yeah, the teenage years are a complex matrix. So when a dark miracle occurs, the kids takeover and decide. Actually, they take responsibility for us. Don't you think?


look

 

"Yes she is some kind of monster but...

she's our monster."

 

lipstick

 

Malgré une ascencion dans le tabou et l'interdit, un des points les plus réussis de ce film est qu'il nous prend à contre-pied en nous faisant ressentir une réelle et coupable compassion pour ces personnages en quête d'amour, une ébauche d'amour monstrueux et pervers certes, mais vrai et, en quelque sorte, pur dans sa maladresse. L'exemple le plus fascinant en est le passage où J.T maquille méticuleusement sa Deadgirl (Jenny Spain), alors qu'il vient de lui faire l'amour sans vergogne par des trous creusés dans son estomac. Plus fort que le sexe, la fascination pour la femme et au-dela, de ce qu'on ne peut obtenir perdra les personnages. Deuxièmement, on se surprend à devenir complices du secret et à le considérer avec une curiosité morbide (jusqu'où tout cela ira?) jusqu'à ce que la mort intervienne de façon bien réelle, nous clouant littéralement devant notre écran comme elle affole le héros de l'histoire, qui prend pleinement conscience du danger et de la réalité de ce jeu de pouvoir tandis que les autres y sombrent.


Even with the increase of taboo & ban, this movie's biggest success is that it makes the choice of opposites, thus making us feel real compassion for these crazy characters. They search for a weird kind of love, deadly, perverse and clumsy, but pure and true. We can't really blame them. The most fascinating example is the part hen J.T delicately uses makeup on his deadgirl (Jenny Spain) just after having sex through holes dug in her stomach, without any form of remorse. better than sex, it's their fascination for woman and everything they can't obtain that makes them fall. We also become very intimate with their secret and too curious not to ask ourselves the morbid question: where will this stop? When death intervenes, nails us on the screen as the hero panics, conscious of what's happening.

 

blood

 

 

. . Petit plus non négligeable: La BO, sobre, est portée par un de mes morceaux favoris de Liars, The Other Side of Mt Heart Attack, c'est bien. Un film à voir, ne serait-ce que pour faire face à l'équilibre fragile entre action et raison, bien contrebalancé entre deux personnages subtils, reprenant puis explosant les clichés de ce que nous appelons l'adolescence

   

ending 

her

 

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Posté par mitoup à 20:05 - DUST COLLECTION - Shout it Loud [3] - Permalien [#]