20 novembre 2011
DeadGirl

• Pendant que je vous laisse méditer sur la façon dont j'ai pu enfermer mon mec et son pote dans le couloir pendant que je dormais au chaud dans le lit (indice: alcool), je vais tranquillement écrire un article sur un film dégueulasse. J'ai pensé que de la nécrophilie passerait mieux avec une petite devinette. Bon. Ca aurait pu s'appeler ON FOURRE DU ZOMBIE DANS UNE CAVE mais le titre est bien plus sobre que les recoins louches de mon esprit: Deadgirl , de Marcel Sarmiento et Gadi Harel. Comment avais-je loupé cette petite merveille il y a quelques années? Facile, il n'est jamais sorti en salle outre deux cinémas parisiens au bord de la faillite. Bref. Laissons place au crade.
• While I let you imagine how my boyfriend & his mate got stuck in the corridor while I was comfortably sleeping (tip: alcohol), I've decided to review a horrible movie, a movie that deals with... necrophilia. This movie could have been named "LET'S HUMP A ZOMBIE IN A BASEMENT" , the title, in reality, is much more clean that the corners of my mind: DeadGirl, directed by Marcel Scarmiento and Gadi Harel. How did I miss this wonderful treasure some years ago? Ok the anser is simple: the movie never officially came out in parisian cinemas. Anyway, let's switch to the details.

•
Deadgirl commence dans une petite ville paumée des USA, où les ados font ce qu'ils savent faire de mieux en cas de pénurie de cool: zoner et boire de la mauvaise bière en espérant pouvoir faire du sexe avant leur 25 ans (arrête, toi aussi tu l'as fait). Portés par Shiloh Fernandez (pressenti pour le rôle du vampire étincelant dans Twilight et battu par Robert Pattinson) et un génial Noah Segan, les personnages principaux se retrouvent plus ou moins "enfermés" dans un bunker où ils découvrent... un cadavre. Qui bouge. Là où ça devient intéressant, c'est la façon dont le scénariste Trent Haaga et les réa te retournent le bon vieux genre du film de zombie en un huit-clos où la créature est l'homme et le monstre, le vecteur. Etant moi-même une grande fan de gore/ horreur / films de série Z, ce que j'ai toujours apprécié dans le genre zombie est qu'à la différence de beaucoup d'autres, c'est une catégorie qui vise autant à divertir en effrayant qu'à faire rire jaune (voire noir) par une ironique et tranchante satyre du monde d'aujourd'hui. Oui, les films de zombie ont quelque chose d'immensément politique(ment incorrect). Instauré par Romero, perpétué par Danny Boyle & co, la critique est corrosive, nous accablant de mener le monde et l'humain à leur perte via la sur-manipulation et la sur-consommation. Ici, la question s'inverse. Que se passe t-il quand la provenance du monstre n'a que peu d'importance et d'incidence, et qu'il se retrouve à la merci d'une poignée d'êtres humains?
Le fait est que Marcel & Gadi ont doublement tapé dans le renversement des rôles en faisant intervenir comme protagonistes principaux de cette histoire des adolescents. Fascinés et façonnables, sans notions précises de bien ou de mal, ils en viennent ainsi en même temps qu'eux à nous faire douter puis basculer. A la manière d'un Sa Majesté des Mouches pour la référence littéraire et d'un Tempête à la Jamaïque pour celle du cinéma, l'utilisation d'enfants ou d'adolescents, censés représenter la pureté ou nous inspirer un fort sentiment de compassion (ce n'est pas vraiment de leur faute), joue avec notre corde sensible et nous retourne comme un steak quand les choses vont définitevement trop loin. On pardonne et toujours plus, jusqu'à ce que l'horreur soit trop grande et qu'on nous ai déjà poussé, sans que l'on ne s'en rende compte, au delà de nos limites d'acceptation. Puis la brèche craque.
•
Dead Girl starts off in an unknown & small US town where the teens know exactly what to do when there's actually nothing to be done: hang around and drink some cheap beer, hoping they'll have sex before they hit 25 (come on, you've done it too). Led by Shiloh Fernandez and the terrific Noah Segan, the first scenes of Deadgirl make them plunge in an old bunker where they discover a female corpse. That moves. That's where the interesting part comes up: the way the script Trent Haaga and the directors change the rules and make a zombie movie behind closed doors, a movie where the monster is the human being and the zombie the vector of its cruelty. Being a fan of gore / horror / Z movies, I've always appreciated how they entertain and frighten while sometimes making you laugh (a forced laugh). Yes, zombie movies have a huge political and satirical side to them. Created by Romero, perpetuated by Danny Boyle & Co, their review of society is corrosive, blaming us for mankind's manipulation, over-consumption and decline. In the case of DeadGirl, the problem is reversed. What happens when the zombie is alone, isolated and only a handful of teens discovers it? The fact is that Marcel and Gadi have done well in choosing teenagers. Easily moulded and fascinated, and without any real distinction between good or evil, in one hand they represent purity and inspire us a strong feeling of compassion, on the other hand, they have no limits and when things go too far, our minds just explode in ten thousand pieces. We have a tendancy to forgive them more and more until the horror is complete. Without realizing it, their actions push us beyond our limit.

. . Avertissement sensible et sensé pour attirer le regard de ceux qui l'ont oublié sur la jeunesse et ses affres, ce film (censuré d'ailleurs sur tout le territoire américain) est un beau rappel au monde de ce qu'est réellement l'énergie adolescente, ces êtres capables de prendre leur propres décisions mais sans arriver à ne pas y mélanger sentiments bruts et raison pure. Les deux s'entremêlent en pulsions violentes, ébauches d'amour, d'égoïsme animal, de désir de mort et éludent les questions au profit de réponses entières et auto-destructrices. L'adolescence est une matrice complexe et puissante dont on aurait perdu le mode d'emploi, s'il y en a jamais eu un... Alors, quand par un miracle ténébreux les rôles s'inversent dans cette jungle tissée de gagnants et de perdants que les adultes ne contrôlent pas, la prise de pouvoir est terrible et sans appel. Et là où s'en prend plein la tête, c'est qu'eux font sans complexe ce que nous, adultes, ne nous autoriserions jamais à faire voire même, à penser. Ils assument pour nous. N'est-ce-pas?
Deadgirl is not just a zombie movie, it analyzes in an intelligent and subtle way the teenage angst and torments. It reminds us what kind of energy they have and that they're capable of making their own choices, even if they can't avoid mixing reason and feelings, instincts and brutality. Both of them intertwine in violent impulse, dawns of love, selfishness and murder feelings. Those kids reject the questions and choose self destruction instead, in order to recreate the kingdom of their childhood with the rules of the adulthood. Oh yeah, the teenage years are a complex matrix. So when a dark miracle occurs, the kids takeover and decide. Actually, they take responsibility for us. Don't you think?

"Yes she is some kind of monster but...
she's our monster."

•
. . Malgré une ascencion dans le tabou et l'interdit, un des points les plus réussis de ce film est qu'il nous prend à contre-pied en nous faisant ressentir une réelle et coupable compassion pour ces personnages en quête d'amour, une ébauche d'amour monstrueux et pervers certes, mais vrai et, en quelque sorte, pur dans sa maladresse. L'exemple le plus fascinant en est le passage où J.T maquille méticuleusement sa Deadgirl (Jenny Spain), alors qu'il vient de lui faire l'amour sans vergogne par des trous creusés dans son estomac. Plus fort que le sexe, la fascination pour la femme et au-dela, de ce qu'on ne peut obtenir perdra les personnages. Deuxièmement, on se surprend à devenir complices du secret et à le considérer avec une curiosité morbide (jusqu'où tout cela ira?) jusqu'à ce que la mort intervienne de façon bien réelle, nous clouant littéralement devant notre écran comme elle affole le héros de l'histoire, qui prend pleinement conscience du danger et de la réalité de ce jeu de pouvoir tandis que les autres y sombrent.
•
Even with the increase of taboo & ban, this movie's biggest success is that it makes the choice of opposites, thus making us feel real compassion for these crazy characters. They search for a weird kind of love, deadly, perverse and clumsy, but pure and true. We can't really blame them. The most fascinating example is the part hen J.T delicately uses makeup on his deadgirl (Jenny Spain) just after having sex through holes dug in her stomach, without any form of remorse. better than sex, it's their fascination for woman and everything they can't obtain that makes them fall. We also become very intimate with their secret and too curious not to ask ourselves the morbid question: where will this stop? When death intervenes, nails us on the screen as the hero panics, conscious of what's happening.

. . Petit plus non négligeable: La BO, sobre, est portée par un de mes morceaux favoris de Liars, The Other Side of Mt Heart Attack, c'est bien. Un film à voir, ne serait-ce que pour faire face à l'équilibre fragile entre action et raison, bien contrebalancé entre deux personnages subtils, reprenant puis explosant les clichés de ce que nous appelons l'adolescence.


22 mai 2011
Theindieambiguity.
theindieambiguity by dustcollector
Money - Letter to Yesterday
o F F - 1995
Ulver - Not Saved
Zomby - Natalia's Song
Braids - Native Speaker
Cults - Go Outside
Guards - Resolution of One
Brian Eno - The True Wheel
Glasser - Mirrorage (Lindstrøm Remix)
Mondkopf - The Song of Shadows
Dolle Jolle - Balearic Incarnation (Todd Terje's Extra Doll Mix)
Daphni - Ye Ye






11 décembre 2010
Herbert Baglione.
Herbert Baglione hosted by Winterlong Galerie.
1st till 23rd December, Le Pilori, Niort, France.

Thanks to Eric Surmont & his Winterlong Galerie, we have had the chance of welcoming this terrific artist from Brazil. Situated at le Pilori, Herbert Baglione's exhibition creates ephemeral landscapes and characters on the walls of this ancient pillory. After the 23rd of December, these works will continue living in the minds. Indeed, Herbert has decided to paint over them and let the poetry of these pieces fly in thin air. If you are close to Niort, i strongly recommend this exhibition! Dust Collector would like to thank Herbert for his kindness, poetry, his availability. Swell times.



Photos taken by Eric Surmont.
http://www.winterlong-gallerie.com
http://herbertbaglione.blogspot.com


15 octobre 2010
Mindgame
. ARME TOI DE VIE ET COURS .

m
. Il était environ 1h du matin quand j'ai entendu "On regarde MindGame?". Sachant que j'avais une atroce envie de dormir, ce qui me rend à peu près aussi aimable et évoluée cérébralement qu'un caïman, j'ai pensé quelque chose comme "C'est quoi encore cette merde grumfgroomrah un film français à la con mindgame de la merde" et, certaine de ma logique sans faille, je me suis enfoncée dans l'oreiller avec un grognement d'ultime dédain. Sauf que voilà, j'ai entendu que ça causait en japonais. J'ai ouvert un oeil. J'ai vu que c'était un film d'animation au trait plutôt atypique, j'ai ouvert les deux. Et au bout de dix minutes, j'ai vu que ça ne déconnait pas du tout et qu'on nous proposait de plonger dans une gargantuesque aventure alors je me suis carrément assise avec l'oeil rond d'une enfant de 5 ans.
Bien m'en a pris. .

. Adaptation du manga en 3 volumes de Robin Nishi par Masaaki Yuasa, ce dernier se joue de nous en commençant son film par un trait dépouillé, à la limite du grossier, et une animation ponctuée de dialogues drôles et salaces sans pour autant voler plus haut que les pâquerettes (qui volent. les pâquerettes volent chez moi). Et puis l'air de rien, d'un coup, il nous balance ces quelques images subliminales incompréhensibles et pourtant très fortes qui nous font frissonner avant de repartir aussi vite qu'elles étaient venues, laissant de nouveau la place à un trait d'un minimalisme enfantin. Sexe vu par un jeune frustré, fille à gros seins, gun, amour d'enfance et type qui pète son plomb tout seul et veut violer la fille à gros seins: un manga quoi. Pourtant, je pressens un truc, et j'attends.

. Et BAM. Nishi meurt tragiquement (non allez, minablement) au bout de 10mn et Nishi arrive donc au Paradis. A partir de là, advienne que pourra. Le film qui n'en est pas un se défait avec un pied de nez de tous ses clichés tendus au début comme des filets pour capter l'attention de tous et explose dans une joie de couleurs, d'illusions, de poésie, de vie, d'étrange... Le message: "Voici ce que vous êtes les enfants, un trait à parfaire. Et voilà votre épreuve, l'enseignement à parcourir pour devenir véritablement beaux". Je ne me ferais pas ce plaisir de vous raconter cette histoire même un tant soit peu et d'en analyser avec du rêve dans les yeux tous les symboles forts et humains qui en parsèment la trame. Parce que Mindgame, c'est justement un rêve. Qu'on a la chance de pouvoir vivre éveillé. Et comme chaque rêve est personnel -et indélébile-, je me contenterai seulement de vous dire que je continuais de pleurer une heure après que la dernière image se soit effacée de l'écran... Comme une purification.









28 septembre 2010
Gregg Araki, would you marry me?
m
.-_T__H__E____D__O__O__M____G__E__N__E__ R__A__T__I__O__N .

.-_T__H__E____D__O__O__M____G__E__N__E__R__A__T__I__O__N .
*
A chaque fois que je me fais un thé (ou un café bien chaud et trop sucré), c'est souvent le moment où mon esprit constipé se relâche avec un grand "aaah" de complaisance et où l'idée d'ingérer passivement un truc chouette grimpe dans ma tête comme Justin Bieber dans le Top Quarante. Donc bon quand j'ai la flemme je zappe sur Arte et je regarde le zizi des singes d'Afrique avec un oeil vivace et attentif d'écolier qui s'instruit, mais parfois aussi je me lance ce défi, "regarder un bon film". Avec la musique The Final Count Down qui se déclenche toujours, bien entendu, dans ces moments de tension intellectuelle ardus. Musique que vous aurez donc dans la tête tout au long de cet article.
Everytime i make myself some tea (or some over sugared coffee), there's always a moment when my constipated mind relaxes and triggers the need for some simple movie watching as quickly as Justin Bieber would go up in the Billboard. If i happen to be lazy, i'll just turn on Arte and watch some Monkeys with their willies wandering in the jungle. And i'll watch with the conviction i'm a serious student. But sometimes, i'm ready to watch something challenging. "The Final Countdown" starts playing in my head. As it will be playing in yours throughout this review.
Dans un de ces moments là, nous avons donc regardé The Doom Generation de Gregg Araki puisque je ne l'avais jamais vu et que j'en avais toujours eu secrètement honte. Ce film sera le premier d'une longue bibliothèque de: "Qu'est-ce-que je peux bien regarder quand je n'ai rien d'autre à faire?", qui s'agrandira au fil du blog et de nos errances nocturnes. Et même si je ne vous ai pas convaincu de passer 2h devant votre écran pour regarder ces films, au moins vous aurez vu de jolis screen, écouté de bonnes BO et vous repartirez triomphants et intrigués.
In one of those moments, we choose to watch "The Doom Generation" by Gregg Araki mainly because i had yet to see it and believe me, i had always kept this shameful secret for myself. This movie review is one of many to come which, basically, will correspond to a mood like: "Which movie will i watch to compensate for this lazyness ?" and will, we hope, at least satisfy your visual needs thanks to our screenshots, commentaries and soundtrack excerpts, at best try to make you spend 2 thrilling hours.
- TRACKLIST:________________________________________________________CAST:
- Coil - First Dark Ride_____________________________________________James Duval
- The Verve - Already There____________________________________-___Rose Mc Gowan
- Aphex Twin - On_______________________________________________Jonathan Schaech
- The Jesus and Mary Chain - Penetration

Rapidement on y vient, le triangle de trois personnages. Jordan White, Amy Blue, Xavier Red. Ironiquement, les couleurs du drapeau américain. Chez Araki, la violence est toujours contrebalancée par un symbolisme très fort et quasi-poétique, d'une justesse simple et plutôt étonnante: le choix du triangle social ne m'étonne qu'à peine. Il représente aussi bien la direction et la pénétration que la femme. Trois idées directrices du film, trois lignes de temps qui s'interposent: le sortir de l'enfance, l'adolescence, l'adulte. Au travers de son point central, Amy, et de la seule façon d'exprimer ses émotions: le sexe. Ces trois personnages sont ainsi eux-mêmes des échos, des figurines représentant chacun une idée et sa réalisation (ou destruction).
So here we are, discovering the persona triangle formed by Jordan White, Amy Blue, Xavier Red. Ironically, the US flag colors. With Araki, you always get a balance between violence and symbolism close to poetry. Very subtle, very true and very straightforward. The Social Triangle as backbone to the movie actually doesn't surprise me a bit. It represents direction, penetration as well as the woman. Three fundamental ideas, three compulsory timelines: the end of childhood, adolescence, adulthood. Phases analyzed through its central point, the movie's prism: Amy who expresses her feelings in the most primitive manner: sex. These three characters become echos, figurines, each representing an idea and its application.
. Jordan White: La pureté / L'Amour.
. Amy Blue: Epicentre du film, la Femme et le Désir.
. Xavier Red: La Désillusion, mais aussi la Passion.
. Jordan White: Purity / Love
. Amy Blue: Epicenter of the Story, the Woman and Desire
. Xavier Red: Disillusionment, but also Passion


La fuite, ou la découverte, voilà ce qui encadre le film.
Road Movie avant tout, Xavier, Jordan et Amy ne cessent de partir précipitamment d'endroits en endroits pour fuir des agresseurs sortis de nul part, qui les poursuivent avec acharnement, persuadés qu'ils sont de connaitre Amy. Prends-en pour ton grade si tu es un garçon: la femme fait partie de ton accomplissement mais surtout, est ta malédiction nous balance Araki (ça prend tout son sens avec la scène finale mais je ne suis pas aussi sadique). Les parents sont inexistants, il n'y a d'autres protections que la violence et le mensonge. Et le seul réconfort passe par le corps, sanctuaire d'intimité où chaque personnage devient tout de suite plus humain, plus touchant. Le sourire vulnérable, plein d'amour et de complicité que nous offre Rose McGowan entourée des deux garçons est sans doute un des plus justes du cinéma (si). Seulement il y a le monde, écrasant.
Road Movie foremost, Xavier, Jordan & Amy can't stop going from place to place, protecting themselves from attackers that come out of the blue, that pursue them with relentlessness, convinced they know Amy as well as Amy know them. Its not easy to be a boy with Araki (cf the ultimate scene of the movie, but i'm not that sadist). Forget the parents, they don't exist in "The Doom Generation", their only protection remains violence and lies. Their only comfort lies in the body, intimacy where each character becomes more human, more touching. The vulnerable smile, full of love and of complicity that Rose McGowan delivers, surrounded by the boys is probably one of the most correct that i've seen in cinema (believe me). But there's the world, that crushing world.


La chose qui m'a le plus frappée est le fait que tout le film ou presque se déroule de nuit ou dans des endroits clos et sombres, et ce sans même que nous le remarquions vraiment. Juste "comme ça", Araki nous balance dans une atmosphère à l'orée des comics et du surréalisme où les seules lumières, celles de la jeunesse, sont des néons crus, violents et vulgaires. Et nous désarçonne en faisant intervenir sous un soleil éclatant la première scène où les trois héros sont véritablement confrontés - et touchés - par la mort (et donc aussi par la vie). Cette scène reste d'ailleurs malgré la violence continue la plus dure du film; on nous fait bien comprendre que c'est l'unique fait qui fasse véritablement lumière dans le cerveau des personnages: le cauchemar n'est pas la mort, nous dit Araki, mais le chemin qui y mène. Autrement dit, devenir adulte.
The thing that struck me the most is that the whole story takes place at night, in closed and dark places, without the viewer really realizing it. In the most natural way ever, Araki make us plunge into a world full of comics, surreality where the only lights, those of the teenagers, are the brutal and vulgar neons. He takes us by surprise with the opening scene, full of sunlight and where the three protagonists face death (thus life). This scene remains throughout the movie and its violence. Araki make us comprehend that this scene is the only one that lives in the character's skull. Death isn't the nightmare, tells us Araki, it's the path that brings us to it. In other words, becoming an adult.

*
"I love you" can mean a lot of things... like "you'll do 'till someone better comes along," or "I can't describe how I really feel but I know that I'm supposed to say this," or "Shut up, I'm watching TV."

04 août 2010
What's under your cheveux noirs?
What's under your cheveux noirs by dustcollector
m
A écouter comme un film.
Starring: Leonard Cohen . Chromatics . Exchpoptrue . The Vyllies .
Zombina & The Skeletones . Telepathe. Mary Moor . Grauzone .
Rosa Yemen . Stinky Toys . Magnetic Fields .
m







05 juin 2010
Dust collection.

Poussières collectées. Musique compilée. Voilà de quoi il s'agit. Vraiment? Voici le premier podcast, 100 téléchargements plein d'amour qui n'attendent que toi. Pour cela, il te suffit de cliquer ici. Monster est heureux, c'est moi qui vous le dit. lumière tachetée et désir.
Collecting dust. Compiling music. That's what it's all about. Or is it? Here's the first podcast, 100 downloads lovingly waiting for you. To download, just go here. Monster's happy, i tell you. lightspecks and lust all around.

Tous droits réservés © dustcollector


























